La Bourse de Paris a battu ce mercredi son record historique. Un record datant de… 21 ans et deux mois. Cet événement hautement symbolique s’est déroulé à 14h27, lorsque le Cac a atteint 6945,94 points, soit 1,17 point de plus que le 4 septembre 2000. Est-ce à dire qu’un petit actionnaire qui aurait décidé à l’époque pour ses 40 ans de placer une partie de ses économies dans une sicav indexée sur le CAC 40 aura dû attendre d’avoir l’âge de la retraite pour récupérer sa mise? Pas vraiment.
A la différence du Dax allemand, l’indice phare de la Bourse de Paris ne prend pas en compte les dividendes versés par les groupes qui le composent. En intégrant cette rémunération des actionnaires, on constate un gain de 97% par rapport à son niveau de septembre 2000. Par ailleurs, si ce même petit actionnaire avait préféré parier sur le luxe et acheter uniquement des actions LVMH. Son patrimoine boursier aurait gonflé de… 754%.
Mais, de fait, pour ceux qui maîtrisent mal les arcanes de la Bourse et ignorent comment profiter autant des baisses que des hausses de cours, le CAC 40 n’a pas offert depuis le début du siècle, un retour sur investissement aussi lucratif que l’autre marché dopé, en France, par la baisse des taux: la pierre.
Depuis septembre 2000, le prix moyen du m2 dans l’ancien a gagné, en France, près de 150%. Et cette moyenne cache -comme souvent- d’importantes disparités. A Paris, dans le 10e, un arrondissement passé en deux décennies de très « populo » à super bobo, le prix du mètre carré a été quasiment multiplié par cinq (11.059 euros selon Meilleursagents vs 2310 euros au troisième trimestre 2000 selon les données des notaires). Et si on ajoute les loyers perçus par les propriétaires bailleurs, le gain total est encore largement supérieur.
Mais la valeur refuge qui a le plus augmenté depuis septembre 2000, reste indubitablement l’or. La pièce de 20 francs dite Napoléon ou « Louis », frappée à partir du consulat jusqu’à la première guerre mondiale valait 57 euros en septembre 2000. Elle s’échange aujourd’hui à près de 300 euros, soit une hausse de 425%. A titre de comparaison, 100 euros de 2000 (du moins l’équivalent en francs) valent aujourd’hui 133 euros.
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